La France, confrontée cette semaine à une nouvelle canicule. Si pour l'instant l'intensité et la durée de la vague de chaleur qui touche l'Hexagone sont difficiles à estimer, le thermomètre va fortement grimper : jusqu'à 40 degrés sont annoncés ce mardi dans l'ouest de la France.
Première conséquence : 23 départements ont été placés en vigilance jaune canicule par Météo-France et certains pourraient passer en orange dès mercredi, alors que l'épisode de fortes chaleurs doit toucher principalement la façade atlantique, le Sud-Ouest et la basse vallée du Rhône. Des changements de couleurs et une vigilance qui entraîne également une modification du niveau d'alerte du plan canicule. Un dispositif élaboré en 2004 à la suite de la canicule de 2003, qui avait fait 15.000 morts.
Chaque année, à partir du 1er juin et jusqu'au 15 septembre, le niveau 1 du plan canicule est automatiquement déclenché par les autorités. Il met en place une veille avec l'ouverture de la plateforme téléphonique Canicule info service. Il prévoit également la distribution d'affiches et dépliants sur les risques des fortes chaleurs chez les médecins. Ce niveau 1 correspond à la vigilance verte de Météo-France. Il permet par ailleurs la vérification des dispositifs opérationnels et la mise en place d’une surveillance météorologique et sanitaire.
Le niveau 2 du plan canicule est déclenché lorsque la vigilance de Météo-France passe en jaune. Cette dernière correspond à deux situations : un pic de chaleur avec une exposition de courte durée (1 ou 2 jours) à une chaleur intense ou un épisode persistant de chaleur, mais qui reste sous les seuils d'alerte, détaille Santé publique France. Ce niveau 2 permet la mise en place d'une veille renforcée qui permet aux différents services de se préparer à une "montée en charge" en vue d'un éventuel passage au niveau 3.
Le niveau 3 du plan canicule peut être déclenché si la vigilance de Météo-France passe à l'orange. Cette vigilance correspond à une période de chaleur intense (34 degrés en moyenne) avec des températures nocturnes se maintenant à des niveaux élevés, soit au-dessus des 20 degrés en moyenne, sur plus de trois jours consécutifs. On considère alors qu'il existe un risque sur la santé des populations. Toutefois, cette vigilance orange ne signifie pas automatiquement le déclenchement du niveau 3.
Sa mise en place dépend de l'appréciation des préfets qui prennent leur décision en fonction de la pollution, de l'âge de la population, voire des grands événements populaires. Ce niveau 3 déclenche le plan blanc à l'hôpital et son équivalent dans les Ehpad, le plan bleu. Les personnes fragiles enregistrées sur les registres des mairies sont appelées et les rappels d'actions préventives comme l'hydratation ou la mise à l'abri de la chaleur sont diffusés.
Le niveau 4 est le dernier stade d'alerte du plan canicule. Il est déclenché au niveau national par le Premier ministre, sur avis du ministre chargé de la Santé et du ministère de l'Intérieur si la vigilance Météo-France tourne au rouge. Comme indiqué par l'Agence régionale de santé (ARS), il correspond à "une canicule avérée exceptionnelle, très intense et durable, avec apparition d'effets collatéraux dans ...
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